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Black Training en cyclisme : entre résilience et risques

  • Photo du rédacteur: Frederic Camelot
    Frederic Camelot
  • 13 juin 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 31 juil. 2025

Cycliste en pleine séance post-compétition, pratiquant le black training avec fatigue visible.

Introduction : Qu’est-ce que le Black Training ?


Dans le monde du cyclisme, une pratique "controversée" gagne en popularité : le black training. Il s'agit de réaliser une séance d'entraînement intense le lendemain d'une compétition, à un moment où le corps est encore marqué par la fatigue. Certains l'adoptent comme une stratégie avancée pour améliorer leur tolérance à l'effort, d'autres y voient un risque majeur de surentraînement. Décryptons ensemble cette méthode à la frontière entre progrès et danger.


Les origines et le concept du Black Training


Le black training n’est pas une nouveauté absolue, mais son usage structuré se démocratise chez les cyclistes amateurs ambitieux. Inspirée des méthodes de surcharge utilisées dans les sports d’endurance, cette pratique vise à entraîner le corps à performer dans un état de fatigue, simulant les conditions réelles de course par étapes ou d’accumulation de charge.


Les Bienfaits Potentiels


Adaptation métabolique avancée : le corps apprend à mobiliser ses réserves énergétiques de manière plus efficiente.

Amélioration de la résilience mentale : s’entraîner dans la fatigue renforce la tolérance à l’inconfort.

Stimulation du seuil de fatigue : la répétition d’efforts intensifs en état de récupération incomplète peut favoriser une surcompensation positive, à condition d’être bien planifiée.


Les Risques à Ne Pas Ignorer


Risque élevé de blessure : les tissus musculaires et tendineux sont plus vulnérables après une course.

Surentraînement : l'accumulation de fatigue sans récupération suffisante peut entraîner des baisses de performance durables.

Altération de la motivation : la fatigue chronique peut impacter le moral et conduire à une perte d’envie.


entrainement personnalisé

Quand et Pour Qui le Black Training est-il Pertinent ?


  • Cyclistes expérimentés, disposant d’un entraînement solide.

  • En période de surcharge planifiée, dans un bloc d’entraînement supervisé.

  • Sous encadrement d’un entraîneur, avec suivi de la variabilité de fréquence cardiaque (HRV).


Comment Intégrer le Black Training en Sécurité ?


1. Attendre les compétitions clés : ne pas l’appliquer après chaque course.

2. Utiliser des séances modulées : privilégier un entraînement de type Sweet Spot ou base de Z3 court plutôt qu’un effort maximal.

3. Prendre en compte les signaux de surmenage : sommeil, motivation, fréquence cardiaque au repos, douleur musculaire anormale.

4. Planifier une récupération active ou passive dès le surlendemain.


Exemple de Séance Black Training (avancé)

  • Échauffement : 20/30 min Zone 2

  • Bloc principal : 3 x 10 min à 88–94% FTP (Sweet Spot), récupération 5 min

  • Retour au calme : 15/20 min Zone 1


Conclusion : Le Black Training, Entre Art et Science


Le black training est une méthode d'entraînement intéressante mais exigeante, qui ne convient pas à tous. Utilisé avec discernement, il peut renforcer l’endurance mentale, améliorer la capacité de récupération et stimuler des adaptations physiologiques profondes. Mais sans planification précise, il devient un jeu risqué avec la fatigue.


👉 Si tu veux tester le black training, fais toi accompagner par un coach capable d’interpréter tes données et de personnaliser ta charge. C’est dans l’équilibre que naît la progression.




 
 
 

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