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Comment préparer l’Étape du Tour 2026 #3 : travailler au seuil pour performer en montagne

  • Photo du rédacteur: Frederic Camelot
    Frederic Camelot
  • il y a 20 minutes
  • 3 min de lecture
étape du tour de france

Dans les deux premiers articles, nous avons posé les fondations d’une préparation réussie pour l’Étape du Tour 2026. D’abord en construisant une base solide et cohérente, puis en développant une endurance aérobie capable d’encaisser les heures de selle et le dénivelé.


Mais une fois cette endurance en place, une question centrale se pose :

Comment transformer cette base en performance dans les cols ?


👉 La réponse tient en grande partie dans un mot-clé souvent mal compris : le seuil.



Pourquoi le travail au seuil est déterminant sur cyclosportive comme l’Étape du Tour 🚵‍♂️


La cyclosportive comme L’Étape du Tour n’est pas une succession d’efforts à bloc comme dans une course classique mais des efforts bien différents.


Sur les longues ascensions, la majorité des cyclistes roulent à une intensité située juste en dessous ou autour de leur seuil pendant 20, 40, parfois 60 minutes ou plus. Ce n’est ni de l’endurance facile, ni de la puissance maximale. C’est un effort exigeant, voir inconfortable, mais durable… à condition d’y être préparé.


Le rôle du travail au seuil est précisément de permettre au corps de :


➡️ Maintenir une puissance élevée longtemps

➡️ Limiter l’accumulation de fatigue musculaire

➡️ Contrôler la production de lactate

➡️ Préserver de l’énergie pour les derniers cols


👉 Un cycliste qui maîtrise son seuil ne va pas forcément plus vite , il va surtout moins exploser sur de long efforts.



Le seuil : une notion souvent mal interprétée 🧑‍🔬


Beaucoup de cyclosportifs associent le seuil à la souffrance maximale sur l'on peut tenir. En réalité, le seuil physiologique correspond à une intensité élevée mais contrôlable, que l’on peut maintenir sur une durée relativement longue.


C’est là que se situe une erreur fréquente :


👉 s’entraîner trop souvent au-dessus du seuil, en pensant “plus dur = plus efficace”.


Sur l’Étape du Tour, ce type d’entraînement excessif mène souvent à :


➡️ Un départ trop rapide dans les premiers cols

➡️ Une accumulation précoce de fatigue

➡️ Une perte massive de rendement en fin d’épreuve


Le vrai objectif n’est pas de repousser ses limites sur chaque séance, mais d’apprendre à tenir une intensité juste, stable et économiquement efficace.


Ce que le travail au seuil change physiologiquement 💪


D’un point de vue physiologique, le travail au seuil entraîne des adaptations très spécifiques :


➡️ Amélioration de la clairance du lactate (le corps apprend à mieux le recycler)

➡️ Augmentation de la densité mitochondriale

➡️ Meilleure coordination musculaire à haute intensité

➡️ Réduction du coût énergétique pour une puissance donnée


Autrement dit, à puissance égale, l’effort devient plus “supportable” avec le temps. C’est exactement ce que recherche un cycliste qui doit enchaîner plusieurs cols sur une journée entière.


entrainement personnalisé

Comment s’entraîner au seuil de manière efficace ? 💡


Le travail au seuil ne se limite pas à une seule forme de séance. Il doit être progressif, structuré et intégré progressivement dans la préparation.


1- Le seuil continu


Il consiste à maintenir une intensité proche du seuil sur une durée prolongée. C’est un excellent moyen de travailler la régularité et la concentration, deux qualités indispensables en montagne.


Débuter par 15 minutes pour ensuite tendre vers 1h quelques semaines plus tard.


2- Le seuil fractionné long


Très utilisé dans les préparations montagne, il permet d’accumuler un volume important de travail de qualité sans exploser prématurément. Les formats typiques se situent entre 10 et 30 minutes d’effort répété, avec des récupérations courtes. Débuter par 3x 10min avec une récupération entre 3 et 5min entre les efforts. Augmenter la durée des efforts ou le nombre de répétitions au fil des semaines.


3- Le seuil en montée


Le contexte joue un rôle essentiel. Travailler au seuil en côte permet d’intégrer :


➡️ La gestion de la cadence

➡️ Le choix du braquet

➡️ La posture

➡️ La perception réelle de l’effort en condition proche de la course



Gérer son intensité en montagne : les erreurs fréquentes 🏔️



Sur les cyclo montagneuses, les erreurs les plus fréquentes sont :


➡️ Partir trop fort dans les premiers kilomètres du col

➡️ Suivre des cyclistes plus forts sur les premières pentes

➡️ Ignorer ses propres sensations au profit du rythme des autres


Le travail au seuil permet justement d’affiner cette capacité de gestion, d'apprendre à reconnaître son intensité cible, et d'accepter de rouler légèrement en dedans au départ.


J'ai l'ai vu dès le premier col de l’Étape du Tour 2025... On se sent pousser des ailes dans la première ascension, porté par l’adrénaline et l’effet de groupe… mais la réalité peut rattraper très vite. 😅



Conclusion


Pour performer sur l’Étape du Tour 2026, il ne suffit pas d’être endurant ou d'appuyer fort. Il faut surtout être capable de tenir une intensité élevée longtemps, sans basculer dans le rouge.


Le travail au seuil est ce qui permet de transformer une bonne condition physique en performance réelle en montagne.



 
 
 

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