Course Zwift : les 5 astuces pour mieux performer en course.
- Frederic Camelot
- il y a 3 jours
- 3 min de lecture

Jeudi dernier, j’ai participé à ma première épreuve e-cycling de l’année en FSGT, avec La Roue Française Connectée. Une vraie claque 😅
Ayant encore peu d’expérience en course sur Zwift, je me suis très vite retrouvé à souffrir davantage que sur une course réelle.
Et pourtant, physiquement, je sais encaisser ce type d’effort habituellement.
Mais justement… Zwift n’est pas la vraie vie.
En extérieur, une course est rythmée par :
➡️ L’aspiration
➡️ Les temps morts
➡️ Les virages
➡️ Les roues libres
➡️ Les micro-récupérations « gratuites »
Sur cette course virtuelle, aucun répit. Pas un seul moment où les jambes pouvaient respirer.
Ajoutez à cela un retour à l’entraînement depuis seulement un mois, après une fracture, et je peux vous garantir que j’ai serré les dents 😅
Zwift : une simulation… mais surtout un jeu
En analysant les résultats, les watts/kg, et surtout les mouvements de course, j’ai compris une chose essentielle :
👉 Zwift se veut une simulation du cyclisme…
👉 mais cela reste un jeu, avec ses propres règles!
Le principe est le même, il faut pédaler 😅 mais toutes les variables autour sont radicalement différentes : aérodynamique, inertie, départs, drafting, gestion des descentes…
J’ai donc cherché à comprendre les mécaniques du jeu, non pas pour mieux m’entraîner (ça, c’est la base), mais pour mieux jouer à Zwift.
Et voici ce que j’ai appris.
1. Le matériel : un vrai levier de performance sur Zwift
Sur Zwift, le matériel n’est pas seulement cosmétique. Il a un impact réel sur la vitesse et l’économie d’énergie.
Les fameuses « gouttes » bleues accumulées à l’entraînement et en course servent à acheter :
➡️ Cadres
➡️ Roues
➡️ Casques
👉 Selon le parcours, certains combos sont nettement plus performants que d’autres.
Un outil est devenu incontournable zwifterbikes.web.app Il permet de comparer les vélos en fonction du parcours, du dénivelé et du type d’effort.
💡 Sur Zwift, rouler avec un mauvais setup, c’est parfois perdre sans le savoir...
2. Réussir son départ : la clé numéro 1
C’est probablement ce qui m’a le plus surpris.
Dans Zwift, les départs sont extrêmement violents. Très souvent 30 à 60 secondes bien au-dessus de PMA.
💡 Si tu rates le départ :
➡️ Tu te retrouves seul
➡️ Sans draft
➡️ À produire beaucoup plus de watts pour la même vitesse.
Sur Zwift, le départ est déjà une sélection, il faut lancer son départ environ 10secondes avant que celui ci soit donné.
3. Prendre un avantage dans les côtes (avant même qu’elles commencent)
C’est une subtilité typiquement virtuelle.
Sur Zwift, si tu attends le pied de la bosse pour appuyer, il est souvent trop tard.
👉 La bonne stratégie consiste à :
➡️ Anticiper la montée
➡️ Faire monter les watts quelques secondes avant la pente
➡️ Arriver lancé.
Pourquoi ? Parce que l’inertie et le placement jouent énormément. Celui qui subit la bosse depuis l’arrière doit produire bien plus de watts pour recoller.
4. Le drafting : l’arme absolue pour économiser de l’énergie

Comme dans la vraie vie, le drafting existe sur Zwift. Mais ici, son effet est différent.
Selon Zwift Insider, rouler dans la roue permet d’économiser environ 30 % d’énergie. C’est énorme.
Et pourtant, beaucoup de coureurs :
👉 Roulent trop souvent en tête
👉 Ou se laissent glisser en fin de peloton.
Les zones risquées
Premières positions
👉 Surcoût aérodynamique permanent
👉 Effort inutilement élevé
Dernières roues
👉 Effet accordéon très marqué
👉 Relances violentes
👉 Pics fréquents à 150–200 % de FTP pendant quelques secondes
Zwift accentue clairement l’elastic effect : chaque accélération du groupe se paie cash à l’arrière.
💡 En course Zwift, mieux vaut être au cœur du peloton.
5. Se reposer dans les descentes : le supertuck

Contrairement à l’UCI, Zwift autorise encore le supertuck. Une position ultra aérodynamique qui permet de descendre sans pédaler… et parfois plus vite que ceux qui appuient.
Selon Zwift Insider, le supertuck équivaudrait à :
➡️ 2,5 à 3,5 W/kg selon la pente.
Conditions pour activer le supertuck
➡️ Vitesse ≥ 58 km/h
➡️ Pente ≤ -3 %
➡️ Puissance < 11 watts
💡 Bien utilisé, le supertuck devient un véritable temps de récupération actif.
En conclusion
Cette première course e-cycling m’a rappelé une chose essentielle : 👉 Performer sur Zwift s'apprend.
Il faut :
➡️ Comprendre les mécaniques du jeu
➡️ Maîtriser le drafting
➡️ Savoir où se placer
➡️ Anticiper les moments clés
➡️ At accepter que le virtuel obéisse à d’autres règles que la route 😅.
Zwift reste une simulation…mais bien jouer à Zwift, c’est déjà mieux performer 🚴♂️
Si tu débutes en course virtuelle, j’espère que ce retour d’expérience t’évitera quelques erreurs…et surtout quelques watts gaspillés 😉








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