Le "deload" : ce qui se passe dans votre corps quand vous récupérez
- Frederic Camelot
- 19 août 2025
- 2 min de lecture

On associe souvent la progression à l’entraînement intensif, aux blocs exigeants et aux kilomètres accumulés.
Pourtant, les plus grandes transformations physiologiques ne surviennent pas quand on pousse la machine à bout… mais quand on lui offre un moment de répit.
C’est tout l’art de la semaine de deload : cette phase où l’on réduit volontairement la charge après un bloc important pour permettre au corps et à l’esprit d’assimiler le travail.
Plutôt qu’une perte de temps, le deload est en réalité un outil important. Derrière ce mot se cache une série d’adaptations invisibles mais décisives pour vos performances futures.
Des adaptations physiologiques clés
⚡Supercompensation énergétique
Pendant les grosses charges, les stocks de glycogène musculaire et hépatique s’amenuisent. Lors d’un deload, l’organisme profite de la baisse de consommation pour recharger à bloc ses réserves, ce qui améliore la disponibilité énergétique pour les séances suivantes.
🔄 Rééquilibrage hormonal
Les hormones du stress comme le cortisol diminuent, laissant place à une meilleure action de la testostérone, de l’hormone de croissance et de l’IGF-1, toutes impliquées dans la réparation musculaire et l’adaptation. C’est un retour à un environnement hormonal favorable à la performance.
🧠 Consolidation neuromusculaire
Sous la fatigue, le système nerveux central est comme “brouillé”. En réduisant la charge, on favorise le raffinement de la coordination motrice et la consolidation des apprentissages moteurs. Résultat : un pédalage ou une foulée plus fluide et plus économique.
🔧 Réparation musculaire et tissulaire
Les micro-lésions accumulées au fil des semaines sont enfin réparées en profondeur. Les fibres musculaires se régénèrent, les tendons et ligaments profitent d’un répit, réduisant le risque de blessure.
❤️ Adaptations cardiovasculaires
La fatigue chronique masque parfois les gains : la baisse de charge permet de retrouver une variabilité de fréquence cardiaque plus élevée, signe d’un meilleur équilibre parasympathique (repos/récupération). On observe aussi souvent une baisse de la FC au repos.
🧘 Renforcement psychologique
Une semaine de deload, ce n’est pas seulement biologique : c’est aussi l’occasion de restaurer la motivation, réduire la lassitude mentale et retrouver l’envie d’envoyer du lourd au prochain bloc.
Comment mettre en place un deload efficace
Un deload n’est pas une semaine “off”. L’idée est de réduire le volume et/ou l’intensité de 30 à 50% en général, personnellement je réduis la charge de 40%, tout en gardant une stimulation légère pour entretenir la dynamique.
Conclusion
Le deload, ce n’est pas une semaine "perdue" : c’est une semaine gagnée!
C’est le moment où votre organisme absorbe le travail, renforce ses fondations et prépare la prochaine marche vers vos objectifs. Comme un écrivain qui appuie sur “sauvegarder” après avoir rempli des pages, vous gravez vos progrès dans le marbre 🏅
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