Comment préparer l’Étape du Tour 2026 #1
- Frederic Camelot
- 27 déc. 2025
- 3 min de lecture

🏠 Poser les bases avant de parler d’entraînement
Chaque année, l’Étape du Tour attire des milliers de cyclistes motivés (17 000 personnes en 2025 environ).
Certains viennent pour se dépasser, d’autres pour se confronter à un parcours mythique, d’autres encore pour se prouver qu’ils en sont capables. Et pourtant, malgré l’envie et l’investissement, beaucoup repartent avec une déception : jambes vides trop tôt, difficulté à gérer les cols, ou impression de ne jamais avoir trouvé le bon rythme.
Dans la majorité des cas, le problème n’est pas le niveau. C’est la préparation.
Avant de parler de watts, de FTP ou de séances “clé”, il est indispensable de comprendre ce que demande réellement l’Étape du Tour… et surtout comment poser les bonnes fondations.
🚵♂️ L’Étape du Tour n’est pas une cyclosportive comme les autres
Sur le papier, l’Étape du Tour ressemble à une cyclosportive de montagne : une longue distance, beaucoup de dénivelé, plusieurs cols. Dans les faits, c’est un effort assez spécifique.
Pour la majorité des participants, l’épreuve dure entre 4 et 8 heures (suivant les éditions).
Cela signifie :
👉 Une fatigue progressive et qui s’accumule au fil des heures
👉 Des montées longues, voir très longues
👉 Mais aussi des passages répétés proches du seuil, voire au-dessus, notamment dans les parties raides, les changements de rythme ou les fins de col.
La difficulté n’est donc pas uniquement de “monter fort”, mais d’être capable de continuer à produire de la puissance après plusieurs heures de vélo. C’est cette dimension que beaucoup sous-estiment. La théorie et les datas c'est bien, mais la réalité du terrain peut vite vous rattraper.
🫀 Comprendre les exigences physiologiques réelles
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Étape du Tour ne se fait pas grâce à une seule qualité.
Elle repose sur un équilibre entre plusieurs capacités :
👉 Une endurance aérobie solide, capable de soutenir un effort long sans dérive excessive
👉 Une bonne résistance à la fatigue, notamment musculaire
👉 La capacité à enchaîner des efforts prolongés en montée, souvent entre tempo et seuil
👉 Et une gestion intelligente de l’allure pour éviter l’explosion prématurée
Beaucoup de cyclistes possèdent une FTP correcte, mais manquent de fondations pour l’exprimer après 3 ou 4 heures de course. La préparation doit donc viser bien plus que des chiffres.
🏁 Avant de s’entraîner, faire un vrai point de départ
L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à copier un plan “type Étape du Tour” sans se poser de questions. Or, une préparation efficace commence toujours par un diagnostic.
Il est essentiel de prendre en compte :
👉 L’historique d’entraînement des dernières années
👉 La régularité réelle, et non théorique
👉 Le volume hebdomadaire que l’on peut supporter sans accumuler de fatigue excessive
👉 L’expérience (ou non) en montagne
👉 Les contraintes professionnelles, familiales et personnelles
Deux cyclistes avec la même FTP peuvent vivre deux Étapes du Tour radicalement différentes selon leur base d’endurance, leur gestion de l’effort et leur capacité à encaisser la charge sur plusieurs mois.
❌ La plus grosse erreur : vouloir rattraper le temps perdu
Chaque année, beaucoup de préparations commencent trop tard. La tentation est alors grande d’augmenter brutalement le volume ou l’intensité, en pensant compenser le retard.
C’est souvent contre-productif malheureusement.
Une montée trop rapide en charge entraîne :
👉 Une fatigue chronique
👉 Une stagnation des performances
👉 Voire des blessures ou un abandon avant même le jour J
La réussite de l’Étape du Tour repose avant tout sur la progressivité. Ce sont les mois de travail cohérent, et non les dernières semaines intenses, qui font la différence.
💪 Les grandes étapes d’une préparation réussie
Sans entrer encore dans le détail, une préparation bien construite pour l’Étape du Tour s’articule généralement autour de plusieurs phases :
👉 Construire une base d’endurance solide
👉 Développer la capacité à maintenir des efforts longs en montée
👉 Préparer les efforts spécifiques à la course
👉 Puis réduire la fatigue tout en conservant les adaptations acquises
Chaque phase a un rôle précis et aucune ne peut être négligée sans conséquences le jour de l’épreuve.
🧠 Ce qu’il faut retenir
Préparer l’Étape du Tour 2026 ne consiste pas à empiler des séances difficiles. Il s’agit avant tout de bâtir une structure cohérente, adaptée à son profil, et respectueuse du temps disponible.
Une bonne préparation commence tôt, progresse intelligemment, et laisse une place centrale à l’endurance et à la régularité.
Dans le prochain article, nous verrons pourquoi l’endurance est la pierre angulaire de toute préparation réussie, et comment la construire intelligemment en vue de l’Étape du Tour.




