Comment préparer l’Étape du Tour 2026 #2
- Frederic Camelot
- 14 janv.
- 3 min de lecture

Dans le premier article, nous avons vu combien il est essentiel de poser des bases cohérentes avant même de penser aux séances spécifiques : diagnostic individuel, progressivité, compréhension des exigences physiologiques de l’épreuve.
Dans ce deuxième article, l’objectif est d’expliquer précisément comment construire l’endurance aérobie, la pierre angulaire de toute préparation réussie pour une épreuve longue et montagneuse comme l’Étape du Tour 2026.
🫀Pourquoi l’endurance est au cœur de la préparation ?
L’Étape du Tour n’est pas seulement une succession de cols : c’est un effort prolongé qui impose une fatigue cumulative progressive sur plusieurs heures.
Pour progresser durablement, il faut que le corps soit capable de :
👉 Soutenir un effort long sans dérive cardiaque excessive
👉 Retarder l’apparition de la fatigue musculaire
👉 Optimiser l’économie de pédalage
👉 Gérer l’accumulation de lactate sur de longues ascensions
Une endurance solide permet d’exprimer sa puissance sans s’épuiser rapidement, réduire la dérive cardiaque et abaisser la consommation d’énergie à une intensité donnée.
🧱Les blocs fondamentaux de l’endurance
Pour structurer l’endurance, on peut retenir deux axes principaux :
1- L' Endurance fondamentale
C’est l’effort de référence sur lequel repose toute progression. Les séances doivent être longues, régulières, majoritairement en Z2 (aérobie), souvent entre 2h et 5h selon le niveau et l'objectif du cycliste.
Objectifs :
👉 Augmenter la capacité mitochondriale
👉 Améliorer l’utilisation des graisses comme carburant
👉 Renforcer le cœur et les muscles contre la fatigue
Sans cette base, tout travail plus spécifique aura un rendement limité.
2- Endurance prolongée avec dénivelé
Une fois la base aérobie installée, introduire des longueurs en montée (par ex. 60–90 min continues en côte ou segments longs de 20–40 min sur un profil vallonné) permet de :
👉 Habituer le corps à produire du travail en montée plus longtemps
👉 Améliorer la tolérance aux efforts proches du seuil
👉 Renforcer les fibres musculaires lentes (de type I principalement)
On alterne ce type de séance avec les longues sorties à intensité plus confortable, toujours en maintenant l’accent sur l’endurance et la régularité.

↗️Progressivité : clé de la réussite
L’erreur fréquente est d’augmenter trop vite le volume ou l’intensité. C’est contre-productif : cela favorise la fatigue chronique, de mauvaises adaptations, voire des blessures ou stagnations.
Une bonne progression tient compte de :
👉 De ton niveau de base
👉 De ton historique d’entraînement
👉 De ta capacité de récupération
👉 De ta disponibilité hebdomadaire
Principe directeur : +10 % maxi par semaine de volume environ, avec une alternance de charges lourdes et de semaines plus légères. Personnellement j'ai un fonctionnement classique en 3+1. Cela est le plus commun mais ce n'est pas pour rien. Bien sûr il existe des exceptions suivant l'emploi du temps de l'athlète.
Idées de séances endurance types
1- Longue sortie continue 🚴
Durée : 3–5 h
Intensité : Z2 (endurance fondamentale)
Objectif : améliorer la capacité à soutenir l’effort global
2- Longue sortie vallonnée 🚵
Durée : 3–5 h
Intensité globale : Z2, mais avec des passages tempo (Z3 ou SST) sur les côtes
Objectif : habituer le corps à enchaîner des montées
3- Sortie “montée continue” ⛰️
Structure : 90 min à 2 h de montée continue ou longues côtes
Intensité : tempo, parfois seuil sur les portions les plus pentues
Objectif : développer la capacité à maintenir une puissance élevée en côte
Intégrer l’endurance dans un plan global
L’endurance ne se travaille pas en vase clos : elle sert de base pour ensuite aborder des qualités comme :
👉 La force spécifique en côte
Vous retrouverez dans les différents liens des articles que j'ai pu écrire.
Construire une endurance solide n’est pas un “effort annexe” : c’est le socle sans lequel aucun cycliste ne peut espérer aborder sereinement l’Étape du Tour.
Dans le prochain article, nous verrons comment ce socle permet ensuite d’intégrer les efforts spécifiques à la course (force en côte, seuil prolongé, simulations de profil, affûtage...).







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